
17février 1937. Visite à l'Oeuvre des Orphelins des Douanes de Monsieur De Mouy, Vice-président de la Société Générale, ancien Directeur général des Douanes. (coll. Odod)
2 ème partie : L'entre-deux guerres
L'Œuvre des Orphelins est enfin reconnue d'utilité publique en 1921.
L'origine du « 10 % »
La même année, les agents des Douanes, qui ont, depuis le début des hostilités, montré leur solidarité, abandonnent le 10 % des parts de saisie qui leur revient. Outre les dons, qui sont versés à l'occasion de versements de prestations, de réunions, d'événements divers, collectés par l'intermédiaire des associations ou des syndicats de la profession, les agents versent une cotisation de 25 francs en 1922 (soit environ 140 F). Puis ils décident de laisser à l'Œuvre 2 % du montant de leur travail extra légal. De son côté, l'Œuvre verse des secours et, en application des dispositions statutaires et réglementaires, elle administre les biens des mineurs, ce qui la distingue désormais des sociétés de secours mutuels.
A la suite d'un contrôle exercé en 1936, l'Inspection générale des finances reconnaît l'efficacité de l'intervention des administrateurs de l'Œuvre. Leur intégrité morale, leur impartialité, leur dévouement, leur désintéressement, mais aussi leur gestion rigoureuse sont également appréciés. Ils ont ainsi gagné la confiance de la totalité du personnel de l'administration. C'est dire combien l'Œuvre gagne en notoriété, y compris au-delà de notre corporation.

Lettre en date du 31 mai 1938 du Directeur général des Douanes.
« En vous accusant réception des statuts de l'Oeuvre des Orphelins des Douanes de France et des Colonies, j'ai le plaisir de vous informer que le ministre a bien voulu, sur ma proposition, faire faire un décret aux termes duquel le produit net des amendes et confiscations pour infractions aux lois de douane supportera un prélèvement de 10 % au profit des oeuvres d'assistance concernant le service des Douanes. Ce décret sera publié au journal officiel de demain, 1er juin. »

1937. Gala au profit de l'Oeuvre des Orphelins des Douanes. (coll. Odod).
Depuis l'origine, l'action sociale de l'Œuvre ne cesse d'évoluer. Mais c'est toujours grâce à la solidarité active bien connue des douaniers, à une intervention rapide et efficace, que l'Œuvre peut continuer à secourir des milliers d'orphelins, de pères d'abord, puis de mères, à aider les familles dans le besoin frappées par la maladie, l'accident, et à leur permettre de franchir des périodes particulièrement difficiles. C'est ainsi que les secours sont périodiquement réévalués, que de nouvelles catégories de bénéficiaires sont créées, que de multiples interventions à caractère social sont rendues possibles grâce à une situation financière très saine, à la grande satisfaction des pupilles, des enfants secourus et de leurs familles.
Première parution : Numéro spécial anniversaire, 3e trimestre 1998.
Pour en savoir plus :
Histoire de l'Oeuvre des Orphelins des douanes :
Première partie : Fondation.
Deuxième partie : L'entre-deux guerres.
Troisième partie : Les Trente Glorieuses.
Quatrième partie : Bilhervé.
Cinquième partie : L'Oeuvre est l'affaire de tous !