Aujourd'hui, l'Oeuvre est à niveau


2009-04-14 | Poster par : A.M.+R

 

Le Trésorier général de l'Oeuvre, Alain Cornille, répond à nos questions. Retour sur les trois années écoulées.

Alain Cornille, voilà déjà trois ans que vous êtes Trésorier général de l’Œuvre, le temps est-il vite passé ?
– Incroyablement vite. Car j’ai du découvrir des domaines entièrement nouveaux pour moi et apprendre un métier qui n’était pas le mien. Un métier très technique, la comptabilité, comme la gestion d’un portefeuille d’obligations, ça ne s’improvise pas, ça s’apprend.


– Etes-vous parvenu à atteindre vos premiers objectifs ?
– On ne peut jamais répondre oui à cent pour cent à une telle question, mais oui : sur un plan administratif, comptable, fiscal et financier, l’Œuvre est à présent à niveau.


– A quel niveau ?
– L’ODOD est une importante association. Elle gère des actifs considérables. Elle emploie un grand nombre de personnes. Elle agit dans des secteurs différents. Il fallait donc, avec le soutien du Conseil d’administration, la mettre au niveau des organismes de même dimension, afin de mieux gérer, c’est à dire d’utiliser au mieux, chacun des centimes d’euros qui nous sont confiés, et avant tout dans l’intérêt des enfants et de leurs familles.

– Quels chantiers avez-vous menés à bien ?

– Trois gros chantiers. En premier,  nous avons entièrement réorganisé notre comptabilité. Avec l'intervention d’un nouveau partenaire, un cabinet d’expertise comptable. Avec lui, nous avons tout remis à plat. Nous suivons désormais nos comptes par établissement : domaine de Chalès, domaine de Bilhervé, comités régionaux et siège. Les choses sont claires : nous avons une connaissance précise de ce que nous faisons, de ce qui gagne et de ce qui perd de l’argent, et pourquoi nous le faisons.


– Quelles conséquences ?

– Nous pouvons suivre les effets de la nouvelle politique d’accueil de groupe sur nos comptes. Les profits qu’elle a dégagés ont permis de réduire sensiblement nos pertes, en utilisant de façon rentable, et toute l’année, les installations des deux domaines de Chalès et de Bilhervé. Nous avons pu mesurer l'impact de cette orientation stratégique décidée par le Conseil d’administration et en rendre compte à tous les adhérents.

– Le second chantier ?
Il est lié au développement de cette activité commerciale : il fallait mettre l’Œuvre en conformité fiscale. Car si l’activité proprement associative n’est pas fiscalisée, il en va tout autrement dès que l’on effectue des prestations commerciales. Il en allait de la sécurité de l’Œuvre : toute erreur en la matière aurait été sévèrement redressée par nos confrères des Finances ! Certaines associations ne s’en sont jamais remises… Je rassure les lecteurs du Pupille : tout est désormais en ordre, mais ce fut un sacré travail ! Une vrai révolution culturelle.

– Pouvez-vous nous donner un exemple concret ?
– Nous avons pu imputer partiellement le déficit fiscal de l’activité lucrative aux excédents dégagés par les produits financiers de notre portefeuille. Résultat : une économie de 70.000 Euros pour l’exercice.

– En effet. Et votre dernier chantier ?

– Il découle des deux autres : la mise en œuvre du contrôle financier de nos établissements et la transparence totale sur toutes nos opérations. Nous l’avons fait en liaison étroite avec le Conseil de Surveillance, dont les membres ont fourni un travail remarquable. Là aussi nous pouvons dire : mission accomplie.


– L'Œuvre bénéficie donc aujourd’hui d’outils de gestion techniquement très évolués ?
– Tout à fait. Et ça paye : nous sommes parvenus à maîtriser nos charges et à augmenter nos produits avec l’accueil de groupes. Nous allons poursuivre : c’est un cercle vertueux.

– Quels sont désormais les chantiers de l’avenir ?
– Nous n’aspirons pas au repos ! Trois nouveaux chantiers deviennent prioritaires :
• Le contrôle financier au jour le jour, pour mieux maîtriser les dépenses.
• L’amélioration de nos outils prévisionnels et donc de notre budget prévisionnel.
On peut résumer en disant que la meilleure connaissance du passé doit nous permettre d’anticiper le futur pour tenter un sans-faute au présent.


– Et le troisième chantier ?
– Ce sera l’amélioration de la rentabilité de chacun de nos centres. Le meilleur emploi des fonds qui leur sont confiés. Ce sera très difficile, mais les esprits sont ouverts et nous sommes désormais à niveau.
   


Première publication : Pupille n° 168, 2e trimestre 2005.


En savoir plus

« L'Odod, un sanctuaire pour l'enfance. » : la première interview d'Alain Cornille en septembre 2002.