Nathalie Wanquet à la tribune de l'A.G. de juin 2009.
Nathalie Wanquet : « Beaucoup de travail nous attend : continuer à faire connaître l’Œuvre, préserver et développer ses actions sociales malgré un contexte difficile, voilà me semble-t-il des axes de travail pour aujourd’hui et pour demain.
Ensemble, nous y parviendrons. »
Je vais me présenter. Ce n’est pas une grande histoire, mais c’est mon histoire.
Comme vous le savez, je suis née ch’tie à l’hôpital de Tourcoing, sur le site actuel de l’école nationale des douanes, et ce n’était pas un hasard, j’ai grandi dans ch’Nord, habillée par le Vert Baudet et nourrie al chicorée Leroux.
La douane, là-haut, on connaît bien, celle du « risquons-tout », de Touquet-les-Moutons, d’Halluin. La douane, à la frontière, on la passait régulièrement pour aller en Belgique chercher du chocolat ou du tabac.
C’est donc tout naturellement, en 1984, que j’ai passé le concours de contrôleur des douanes, opérations commerciales.
C’est là que l’histoire commence vraiment.
Il y a donc de cela vingt-cinq ans, je découvre non seulement mon métier de douanier mais aussi une grande famille.
Mon premier poste, en région parisienne, m’a emmenée à Blanc-Mesnil, au CRD d’Aulnay-sous-Bois, Garonor. Arrivée à la direction de Paris-Est avec ma petite valise en carton, je me souviens très bien de l’’accueil chaleureux et efficace de Marcel Gitenay.
Avec les collègues d’Aulnay-sous-Bois, j’ai découvert l’association l’OEuvre des Orphelins des Douanes.
Quatre années plus tard, après une mutation sur Paris-Ouest, j’occupe d’autres fonctions au CRD de Gennevilliers, service du contentieux, remboursement des droits et taxes, contrôle déclarations d’échanges de biens, fermons la parenthèse, et ce qui est surtout important c’est que j’ai intégré le comité régional de Paris-Ouest en 1988, aux côtés d’ƒdith, et j’ai également intégré le comité de gestion de la mutuelle à cette même époque.
Je garde d’excellents souvenirs de nos missions communes avec mescamarades de Paris-Ouest où nous œuvrions pour les transferts des enfants, où nous faisions des sorties récréatives ; j’ai beaucoup appris au fi l de ces années.
C’est en 2001, en arrivant à l’école de Neuilly, que le poste de délégué était vacant. J’ai donc proposé de réorganiser le comité
qui était vacant. J’ai donc proposé de réorganiser le comité qui était à l’époque très perturbé par la délocalisation de l’école.
l’école.
J’ai été élue déléguée et, avec une éqauipe de personnes très motivées, nous avons reconstitué le comité.
Puis l’école a été transférée à Tourcoing en juillet 2003.
J’exerce actuellement mes fonctions au service du personnel de l’école, ce qui me permet d’‘être à l’écoute et d’être réactive par rapport aux collègues qui sont frappés par la maladie.
Militante d’une cause sociale, je me dois de faire connaître chaque année, début septembre, l’association aux nouveaux stagiaires, aux nouvelles recrues, afin de les sensibiliser aux valeurs de solidarité, de partage et de générosité. Je peux vous dire que les stagiaires adhèrent à l’association avec un sentiment corporatiste fort, sans contrepartie si ce n’est la symbolique de l’engagement. Ils n’ont pas de besoins à leur âge, à 25 ans, ils n’ont pas d’enfants, ils ne sont pas frappés par la maladie, mais ils adhèrent à l’association sans contrepartie, c’est vraiment un acte fort, ce qui prouve que l’on peut être très optimiste encore pour l’avenir de l’association quand on voit l’élan – et Pierre ne me contredira pas -–des stagiaires. L’intérêt porté à l’Œuvre a été illustré notamment par la 60e session lorsqu’elle a pris le nom de Léon Durand.
Je suis consciente qu’ensemble, actifs et retraités, jeunes et moins jeunes, nous œuvrons pour continuer à faire vivre l’association.
Je suis consciente du travail qui a été fait et qui est fait par chacun de vous et c’est avec humilité, volonté et dévouement que
je prends aujourd’hui, en qualité d’administratrice, ma place parmi vous avec le souci constant de servir au mieux les intérêts de l’Œuvre et des enfants qui ont besoin d’elle.
Enfin, et pour terminer, je voulais m’adresser à Paul.
Paul, je voulais te dire que tu me passes aujourd’hui le flambeau et que j’espère continuer avec toute la rigueur et l’efficacité le travail que tu as accompli au fi l de toutes ces années.
Beaucoup de travail nous attend en effet : continuer à faire connaître l’Œuvre, préserver et développer ses actions sociales malgré un contexte difficile, voilà me semble-t-il des axes de travail pour aujourd’hui et pour demain.
Ensemble, nous y parviendrons.
Première publication : Pupille n° 181, 3° et 4° trim. 2009.
Pour en savoir plus
• Les nouveaux militants : Natahlie Augé.
• René d'Houndt, douanier de Flandre (le souvenir d'un ancien militant du Nord).
Mots clés : Nathalie Wanquet, administrateur,